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Le dièdre de l’Oursinade
Première publication : 13 août 2009, par Admin

Oursinade : ambiance.
Dièdre de l’Oursinade.

L’Oursinade une belle voie classique située en rive gauche du canyon du Verdon dans la falaise de l’Estellié : elle se trouve donc dans le Var. Son orientation NE en fait un bon projet pour l’été lorsque les ardeurs du soleil rendent ingrimpable l’Escales.
Falaise de l'Estellié
Falaise de l’Estellié : le dièdre de l’Oursinade est bien visible au centre.

Passerelle de l'Estellié
Passerelle de l’Estellié.

La voie a été ouverte du bas en 1973 par Raymond Bonnard et Roland Fustin. La sortie directe a été ouverte par François Guillot.
Voie de 220 m, TD, 8 longueurs, essentiellement en dièdre et fissures. La voie comporte des spits : tous les relais sont sur deux spits sauf la sortie du socle et la sortie de la voie (assurage sur arbre). Néanmoins certaines longueurs ne comportant pas de spits, les friends (moyens et gros) et les sangles sont nécessaires pour diminuer l’exposition.
Des petites sangles fines ou des ficellous sont utiles pour utiliser un clou non mousquetonnable ou les petites lunules dans le rocher.
Comme dans certaines voies du Verdon, les cades sont de précieux alliés dans l’escalade !

Des Cavaliers descendre le GR99 puis longer la rive par le sentier TCF en passant devant la passerelle de l’Estellié.
La voie débute à l’extrémité gauche de la baume du Spoutz : il s’agit d’une grande grotte blanche et sableuse en bordure du sentier.
Grotte du Spoutz
Baume du Spoutz.

Des spits indiquent le cheminement. Deux longueurs dans des lignes fissurées parfois terreuses permettent de parcourir ce socle où le cravatage de quelques arbrisseaux s’avère réconfortant.
La deuxième longueur s’achève par une grimpe de tronc en tronc car le sol terreux mais raide manque de consistance.
Cette première partie peut s’éviter en rejoignant la paroi en amont à travers les bois. Arrivé à la fin d’un jardin, on aperçoit au loin sur la falaise l’écaille collée en pleine paroi bien caractéristique. Un petit rappel sur tronc d’arbre (8 m) permet de prendre pied sur le jardin au dessus du socle.
La voie se poursuit par une longueur dans une rampe ascendante à gauche. Le relais confortable se trouve derrière un gros bloc.
On se trouve au pied d’un dièdre que l’on remonte. Ce dernier comporte un passage un peu athlétique, de la fissure et de la grimpe en opposition. Le relais se trouve sur une petite plateforme.
Encore une belle longueur technique en dièdre pour arriver à un relais situé sous un toit, les pieds sur un cade.
Oursinade L5
Longueur en dièdre et fissure avant la traversée du toit.

La traversée sous le toit est très bien équipée (6c) et peut se passer en A0. On remonte ensuite une zone de rocher brisé jaune mais nettoyé dans l’itinéraire. Le relais est confortable. Des flèches discrètement tapotées sur le rocher indiquent de passer à gauche mais on peut également continuer plus logiquement dans la fissure à l’aplomb : passage en opposition et coincements sans équipement en place (gros friend utile), suivi par des murs fracturés avec assurage sur arbrisseaux. L’escalade aboutit à un relais moyennement confortable.
La longueur suivante se poursuit dans une fissure dièdre à l’aspect rébarbatif mais bien protégée. On débouche sur le plateau boisé de buis.

Il faut compter 1 heure pour l’accès en venant des Cavaliers et 5 heures pour la voie elle-même.

Bibliographie :

- Grimper au Verdon. B. Gorgeon et D. Taupin. FFME, Lei Lagramusas.
- Les Préalpes du Sud. Les 100 plus belles. Patrick Cordier. Edition Denoël.
- Verdon, escalades choisies. David Belden. Edition Denoël. 1984.

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